Et si tout était possible…


Toucher le ciel…

À s’en brûler les ailes…

Je vole haut, trop haut peut-être même… C’est pas facile d’être en chute libre et d’essayer de planer, on finit toujours par tomber dans un nuage plus gris, pluss humide, qui nous trempe et on devient plus lourd, plus froid, plus congelé… On tombe plus vite, de plus en plus vite… Au moment où on pense que tout est fini, qu’on va s’écraser encore une fois, un tout petit nuage, un mot, une parole, un geste, un petit nuage d’espoir, agit comme une trampoline, nous fait remonter au dela de ce paysage grisonnant, morne, et froid de novembre… le soleil nous réchauffe, je plane, tout doucement… jusqu’à ma prochaine chute… D’ici là, je suis quand même bien au chaud, tranquille, dans mon nuage…


“Aimer c’est avant tout prendre un risque”

– Marc Levy, Où es-tu?


Wish you were here…

Je pense qu’on vole encore, au-dessus des nuages gris qui commencent à s’ammonceller au-dessus de ma tête dans ma nouvelle ville. L’automne grise cogne à la porte, j’aimerais bien qu’elle retourne faire un tour avant de s’étendre sur tout le Québec. Parce que moi, l’automne comme ça, ça me donne juste envie de me pitcher dans le prochain avion pour n’importe quelle destination, au soleil! Le soleil, je vais le voir demain, oooooooooooh oui. Pour toute la fin de semaine à part de tsa!

La fin de semaine dernière était la première passée dans ma nouvelle maison… Depuis le début je rentrais à la maison, histoire de profiter que j’suis pu à 6h30 de route, mais bien…. 2h30 mettons? La joie!!!! Mais une fois de temps en temps, faut se retenir pour mieux en profiter la fois d’après. Mais ça ma fait tout bizarre. Pas facile une fois habituée d’essayer de ne pas s’ennuyer, de pas réaliser que bin…….. ça fais plus longtemps que d’habb que je l’ai pas vu! Au moins on parle, on joue, on niaise… Mais il n’empêche que j’ai envie de Le voir quand meme… et que c’est pas tous les jours facile!

L’automne arrive, avec ses nuages gris, ses journées de pluie, mias surtout les exam et les travaux: la session est réellement amorcée… J’ai peur que ça fasse tout casser! Je veux pas Le perdre pour des conneries encore, juste parce qu’on est a pic tous les deux…… Parce que faut pas se mettre la tête dans le sable: l’école, ça fait mal! Même maintenant, ça commence… Ya des hauts, et ya des bas! On verra, mais vraiment: vivement (déjà!) les vacances! (ou pas =P )

Mais bon, j’ai hâte d’arriver, demain, déjà…


Après un bel été, un automne magique!

L’été s’est bien passé. L’automne arrive à pas feutrés, et pourtant, je suis encore paisible, encore heureuse, et tout semble aller pour le mieux =) J’appréhendais ce changement, ce saut, mais finalement, l’automne s’annonce vraiment bien. Confort, plaisir, sourires et complicité au rendez-vous.

Y’a des hauts, y’a des bas, mais ça faisais un moment qu’on avait pas volé aussi haut, aussi longtemps, tout le deux, tranquillement sans trop se poser de question. Je touche du bois que ça reste comme ça, mais ça l’air bien parti!

Plongée, pommes, visite, party, fêtes d’amis, arbraska, et j’en passe sont à l’horaire!

Ça promet, ça promet… ^^


Un petit pas à la fois…

On va y arriver =)

Nouveau constat? À 8 mois plus tard, j’suis peut-être aux alentours de la même étape, mais la situation est différente.

Je suis heureuse


8 mois plus tard…

J’ai parfois l’impression de me retrouver au même point… Pas avec la même intensité, pas au point où j’ai voulu tout pitcher dans mon sac et m’acheter un billet d’avion pour nulle part…

Je met un pas devant l’autre, je devrais pourtant avancer, mais j’ai plutôt l’impression d’avoir fait du surplace….. Ou d’avoir tourné en rond… Ou même d’avoir changé d’endroit, de paysages, mais que je me suis retrouvée dans la même situation, sans trop savoir comment, des mois plus tard…

Ce sera jamais aussi intense, jamais aussi heartbreaking, jamais aussi douloureux que ces fois-là, avant, il y a quelques temps, mais il reste que c’est une situation inconfortable où il faudrait se décider à prendre une bonne fois pour toute, une décision… Mais en attendant, on brette, on s’assoit, on avance, on recule, on sait jamais où on va se ramasser. Princesse est dans la même situation que moi, elle rushe en sacrament elle aussi… Tout le monde nous dit d’avancer, de passer à autre chose… MAIS SI ON AVAIT JUSTEMENT PAS ENVIE DE PASSER À AUTRE CHOSE? Et si ma vie, telle que je la veux serait à ce moment-là présent, avec un peu plus de confiance, de confirmation, de décision… Mais que non, j’ai pas envie d’aller ailleurs, pour une foule de raison, tout aussi valables les unesque les autres…

Si j’avance pas, c’est pas que j’ai peur, c’est par choix. Ok oui, ça fout un brin la chienne de se pitcher dans quelquechose d’autres, mais c’est pas parce que ça peut pas arriver, au contraire… Le Diver, j’vais le revoir éventuellement… Si Ariel s’est pas trompé, peut-être que oui, ya une étincelle, mais pourquoi aller voir l’étincelle, alors que le feu est déjà allumé ailleurs? On s’entend, des expériences, d’autres feu, j’en ai croisé dans ma vie, j’me suis pas toujours brûlé, mais quand même, j’me suis déjà assez réchauffé. Et je sais que c’est pas pareil dans ses bras… Pour tout… Alors non, j’ai pas envie de passer à autre chose, d’en croiser d’autres, ça va… J’en ressent pas le besoin. Princesse et moi on a conclut que c’était un besoin de gars d’aller vivre autre chose pour être certain de ce qu’ils vivent au présent…….. N’importe quoi! Aller voir ailleurs pour s’assurer de tes sentiments? whaaaaaaaaaat! Moi j’y comprend rien… Et en attendant, Princesse et moi on fait du surplace pour les attendre… On est quasi à contre-courant, à contre courant des commentaires et des points de vue des autres…

On a l’air forte en dehors, mais criss que ça déchire en dedans. Ça déchire à chaque fois, et pourtant, on y retourne et on continue… La preuve? 8 mois plus tard, j’y suis encore revenue…


Le grand saut

Ça y est, l’année scolaire est entamée pour vrai… Si tout va bien, en février, j’aurai les deux pieds, bien au chaud, dans le sable du Brésil… Ça va faire du bien au moral et au teint ^^

Cette année je suis plus près de la maison… Il faut lire ici que je serai certainement là plus souvent. Impliquant ici que Lui et moi allons se voir plus souvent, en espérant que ça change quelquechose… ou que ça change rien, je sais pas…

J’ai fait le grand saut, je me suis rapprochée, je me suis embarquée, après ce voyage là en février, à être stable, sur place, pas trop loin pour 2 ans… 2 ans de stabilité, ça fait un moment que ça m’était pas arrivé. Ce choix là je l’ai fait pour moi, pour mon avenir, pour le plaisir… Je l’ai fait pour Lui, pour notre histoire qui en est encore et toujours a ses premiers balbuiements… Je l’ai fait pour nous, pour essayer, pour voir comment ça va se passer.

Le grand saut je l’ai fait, je me pitche là-dedans en espérant ne pas me fracasser de l’autre côté, sur une porte déjà fermée. Ça fait peur, oui. Y’a pleins de choses à voir dans la vie, oui. On sait pas si ça va nous mener à quelquechose, oui. Mais au lieu de reculer, d’avancer en regardant vers l’arrière, on pourrait le faire ce saut -là, ensemble, vers l’avant, et au pire, si ça fait mal, on sera deux à l’arrivée…


Dernier jour…

Dernier jour de job, ça y est, la fin de l’été est là… Dernier jour à répondre aux visiteurs que non, ya pas d’heures pour les baleines, dernier jour à traîner avec les Divers du centre de plongée en bas… (non pas vrai j’y retourne demain!)…

Bref, dernier jour…

Et dans 2 jours, retour à la maison. Pour tourner une nouvelle page… Pour avancer encore un petit peu!


Si ça fais si peur…

On pourrait se prendre par la main, se fermer les yeux, et sauter à pieds joints dedans, non???


Je suis la, enroulée, cachée, en petite boule sous ma couverture, mon seul réconfort en cette nuit d’orage de fou…

J’me suis réveillée en plein cauchemard, réveillée par la lumière des éclairs aux 2 secondes qui illuminaient ma chambre… J’ai été te parler, par mon ordi, mon seul moyen de communication… Tu sais que je déteste les orages, que j’ai peur des orages, surtout comme ca, toute seule, dans le noir… t’as pris le temps de me répondre “lol” et ensuite rien…

J’me suis réveillée en plein cauchemard, j’avais besoin que tu me réconforte… que tu me parle un peu, que tu me dise que ça allais aller… À la place j’ai eu du silence… un “minute” impatient, et aucune nouvelle depuis 20 minutes…

J’me suis réveillée en plein cauchemard, j’ai pleurée, j’ai eu peur, j’ai badtrippé…

J’me suis réveillée en plein cauchemard, l’orage est parti, mais je pleure encore… Parce que j’ai l’amère impression que tu t’en fous… alors que j’avais besoin que de quelques minutes de toi…