Feelings…
“Feelings, whoa feelings, whoa feelings, Get out of my life…”
Il y a pas mal d’années le groupe The Offspring chantait cette chanson… J’étais toute jeune à l’époque, et j’avais pas du tout compris le sens de ces paroles que je chantait à tue-tête (d’après moi dans ce temps-là j’avais même pas encore compris les vrais mots alors j’devais chanter quelquechose qui… ressemblait probablement à peine aux vraies paroles!) Mais bref! Les sentiments… Beurk non?
J’aimerais être comme certains que je connais… Arrêter de ressentir toutes ces émotions en moi, toutes ces frustrations, ces élans d’amour, de passion, ces peines et ces désespoirs, ces vides immenses et ces marées de bonheur, tout ce qui fait de moi, moi. Vivre sans tout ressentir dans un éclat intense, pouvoir prendre les choses unes à unes sans les mélanger… Et pourtant…
Pourtant en même temps je plains ces gens qui ne peuvent ressentir autant de joie à l’idée de voir un vieu copain, de faire un calin à quelqu’un qu’on a pas vu depuis des siècles, de passer du temps (même si c’est 5 minutes) avec celui/celle qu’on aime… Tous ceux qui ne savent vivre leur peine, qui sont obligés de se couper du monde pour tout oublier, qui ne peuvent se débarasser de cette logique et de cette absence d’expression implacable… Ceux qu’on regarde dans les yeux sans rien y voir, ceux qui vivent sans jamais pleurer, rire, danser, crier, chanter… Ceux qui se sont enfermés dans le fin fond de leur esprit, et qui ne se laissent plus aller…
Je voudrais pour quelques instants, quelques jours, quelques mois être à leur places… Arrêter de rire ou pleurer, arrêter mon coeur de vouloir exploser, arrêter de ressentir tout à la fois, arrêter de pleurer en regardant des films parfois… Je voudrais pouvoir ressentir le vide pour enfin apprécier l’immensité de ces sentiments que j’éprouve sans arrêts. Apprivoiser le rien pour mieux comprendre le tout. Vivre en noir et blanc pour enfin regarder la multitude de couleur qui m’entoure…
Je voudrais… Arrêter d’être moi un moment…
Un petit mot… Avant un gros dodo!
Whouhou! De retour de Fredericton: 12h de char dans le corps en 2 jours et demi… Oui oui, c’est moi qui ait conduit! Yahoooooou! J’suis rendue une pro de la route! En fait… p’tete pas si pro que ça vu qu’on s’est perdus au retour et qu’on s’est même ramassé sur un chemin de terre creux dans le bois au lieu de la merveilleuse autoroute 8!!!
Mais bon, super fin de semaine avec les filles. Plein de fous rires, de sourire, de joie, de photos, de planification de fins de semaines futures ^^ Oui oui, mon été est maintenant tout planifié
Joie Joie Joie! Vivement la Baie de Fundy!!! En bref, on s’est beaucoup amusées, j’ai une nouvelles sacoches, de nouvelles copines et des millions de photos!!!
Byebye Nuages Welcome Soleil…
Oh que oui!!! l’été, l’été, l’été c’est fait pour jouer! l’été l’été l’été c’est fait pour jouer!!!!!!
Eh oui, l’été est ENFIN arrivée dans mon (nouveau!) coin de pays! Aujourdh’ui a été une merveilleuse journée où le mercure a enfin atteint les 20 degrés youppi!!!!!!!!!! Sur l’eau c’était merveilleux, une petite brise, juste ce qu’il faut, et tout plein de Soleil! J’ai enfin (haha!) mon premier coup de Soleil de l’été, y’était temps! Maintenant, l’objectif est de pas en pogner d’autre, et de bronzer en masse quand la température va permettre le merveilleux habillement short et t-shirt, c’que j’ai hâte!
Dans un tout autre ordre d’idée, demain est le jour J où j’me flexe à Fredericton pour la fin de semaine… Oula, enfin une grosse ville! C’est pas que j’m'ennuie de Montréal (quoi que… p’tête que oui j’m'ennuie du Vieux Montréal, mais ça, ça compte pas!
) mais disons que………… un peu de vie ne ferais pas de tort!!!
Or donc bref tsé veut dire! J’m'en vais faire la touriste à Fredericton pour la fin de semaine, rejoindre les copains de l’échange, et j’ai bien hâte de leur voir la binette! Autant j’ai hâte autant j’suis un peu stressée… 4h de route, c’est le plus longtemps que j’va avoir conduit “one shot” ça! 4h d’affilée, mais voyons, faut être débile!!!! (ah zut, c’est vrai, j’suis débile, désolée j’avais oubliée…
) Alors voilà, en bref, ça me stress un peu, mais moi et Grisouille on peut aller partout n’est-ce pas? (En passant, Grisouille la, c’est mon auto pour ceux qui avaient pas compris…) Elle en avale des kilomètres ma p’tit auto, ça c’est sûr!
Une belle fin de semaine de Soleil, de sorties, de dépaysement, d’autre chose que la routine boulot, marche, ordi, photos, dodo… Ça va faire du bien!
Soleil Soleil… Soleil Soleil! (oui oui, cette chanson existe… dommage que je connaisse seulement 4 mots
)
Journée de lavage…
Ou l’art de se trouver la meilleure excuse possible pour rester en pyjama!!!! ^^
Eh oui, hier finalement j’ai passé la journée en pyj. Journée de lavage, journée de paresse, journée de ménage, journée de Death Note et journée de Guild Wars! Whoah, faudra pas que ça m’arrive trop souvent!!!!
J’ai été seule à la maison toute la fin de semaine (Mis à part Félix le chat qui a très probablement choppé la gangrène >.< qui venait miauler à ma porte à 7h le matin pour que j’lui ouvre la porte pour qu’il aille faire des galipettes dehors!!). Alors j’ai vraiment été contente de passer du temps “virtuellement” avec mes copains.
Plus ça va, plus j’me rend compte que mes amis c’est toute ma vie! J’les adore! Dans une fin de semaine où y’a pas eu de Soleil, j’ai eu quand même de belles discussions (à propos de shorts blanches
), des fous rires (à propos de… j’sais pu mais c’tait drôle!), passé un bon 3h à chercher des pétales d’Ibogas (et IL M’EN MANQUE TOUJOURS UNE!!! *pleure* soit dit en passant…) Bref, malgré le mauvais temps et la solitude, une pas pire fin de semaine pentoute!
Vive l’Amitié! Et Vive les Journées de Lavage!!!
Doux retour de M. Soleil…
Eh bin voilà une belle surprise qui m’a réveillée ce matin! Depuis 4 jours je peux dormir le matin le plus longtemps possible sans problème à cause des nuages gris qui cache toute la lumière. Mais ce matin, OH MIRACLE! Un doux rayons est venu me chatouiller le visage… Enfin, il est de retour (reste à savoir s’il est là pour rester………)
Et moi qui avait prévu faire du lavage et rester en pyjama toute la journée -.-’ Vais-je devoir aller faire du vélo en pyjama???
C’était inespéré d’avoir une belle journée. Enfin elle arrive. Mon moral a déjà remonté de 200% et donc, il n’y aura probablement pas de post de déprime d’ici… d’ici la prochaine pluie!! Je crois que je réagit trop à la température… Le mot “trop” s’applique très bien à moi apparamment…
Trop émotive, trop folle, trop gentille, trop attentionnée, trop intense, trop dépendante (ou trop indépendante dépendamment des cas), trop généreuse (de mon temps, et de moi-même faut croire), trop sensible parfois, trop “kid”…
Trop!
Est-ce possible de reprocher à quelqu’un d’être “trop”?
Apparamment, être “trop” en amitié ça fonctionne bien… Mais en amour ça finit par s’user… Mais bon, j’y aurai perdu un amour, mais j’y aurai finalement regagné un ami cher, quelqu’un sur qui compter, quelqu’un que j’adore. Sur le coup j’y aurai tout perdu, pour ravoir le plus important par la suite, l’amitié.
C’est sûr que j’aurai passé 2 ans et demis de rêves, mais malgré ce que je pensais, ce ne sont pas des années perdues, ce sont des années de souvenirs, de rêves, de douce folie. Et quand j’y repense, c’est réconfortant de voir qu’il est possible d’aimer ainsi… Aussi réconfortant que ce doux rayons de Soleil à ma fenêtre…
Quelle journée…
Quel temps dégueu… Ça doit bien faire 4 jours qu’il pleut non-stop… Si c’est ça le Nouveau-Brunswick alors j’démissionne sur le champs!
J’en ai marre de ces température de début de printemps, j’en ai marre de cette pluie froide qui n’arrête plus de tomber, j’en ai marre de ce vent qui vient de la mer et qui passe même au travers de nos gros parkas de bateau… Et j’en ai marre d’être confinée à l’intérieur parce que M. Soleil veut pas montrer le bout de son nez…
Temps de merde, journée de merde…
Exil… ou fuite?
La question est lancée… Elle devait inévitablement être posée. Posée à moi-même, posée à tous ceux qui liront peut-être tout ce qui sera écrit ici (j’m'attend pas du tout à une foule, mais bon).
Chaque été depuis maintenant quelques années, j’ai la facheuse habitude de me flexer au bout du monde. En fait, chaque fois ça ressemble au bout du monde, mais l’été d’après semble toujours plus loin que le précédent… Et que dire de l’endroit où je suis… Shippagan, N-B. Non mais, faut tu assez vouloir se sauver pour se ramasser là-bas?
D’accord, la job est super et j’adore, vraiment! J’suis vraiment heureuse d’avoir eu cette opportunité, c’est merveilleux comme expérience… Le seul hic c’est que… Le Soleil avevc mes ami(e)s, j’l'ai jamais vu (ou presque). Le Soleil je l’ai vu de mon côté, trippant à fond avec des nouvelles personnes, mais me languissant quand même de mes copains, toujours au moins à 2, 5 ou même 11h de moi… Quelle vie!
L’été dernier a probablement été la pire décision de ma vie… J’étais près oui, à 2h d’ici, mais évidemment, tout a inévitablement tourné mal. Mais la question reste, POURQUOI? Pourquoi à l’aube d’une session universitaire à l’autre bout j’ai encore voulu m’en aller? Par habitude? Par peur de faire autre chose que tout ce que j’avais déjà connu durant les derniers étés? Par dépit? Par paresse de ne pas avoir à chercher plus loin que le bout de mon nez pour avoir un emploi? Tout aurait pu être si différent. Je ne sais pas si j’aurais pu sauver certaines choses, certains moments, une personne, tous aussi importants les uns que les autres pour moi. Je ne sais pas si la vie que je mène présentement aurait été différente. Je ne peux que l’espérer… Espérer de ne pas refaire les mêmes erreurs…
Tout ce qu’il me reste de ces exils sont de merveilleux souvenirs, et d’atroces remords en même temps… Comment concilier les deux dit? Comment pourrais-je réussir a recoller ces deux sentiments afin d’être entière à noveau? Je me sens déchirée, scindée, morcellée. Je me sens comme une bombe à retardement qui peut exploser à tous moments. J’ai le coeur qui palpite, l’estomac qui chavire, les yeux qui me piquent et la tête qui ne veux rien savoir…
Cette année, je n’ai pas choisi l’exil… J’ai pris la fuite. Pour fuir mes sentiments contradictoires, fuir mon passé, fuir mon futur… Malheureusement pour moi, tout m’a rattrapé…
Moi-même…
Et si tout était possible… Tu parles d’un titre!
Et pourtant… 5 mots, si petits soient-ils pourraient avoir un si grand impact sur toute la ligne, cette ligne sur laquelle on marche tous les jours en essayant de ne pas être trop ci ou trop cela. Cette ligne qui me garde en vie et qui m’empêche de tout vivre à la fois. Et si cette ligne devenait une route, si seulement tout devenait plus stable, et si tout un monde de possibilités s’offraient à moi…
Le monde, je le voit devant moi. Cette vie, je rentre dedans à toute allure, sans trop m’arrêter, car j’ai peur de stopper. Peur de voir cette réalité qui m’entoure. Si je m’arrête, si je reste trop longtemps, je risque de m’attacher. Et m’attacher… j’y crois plus… Courir les yeux fermés vers tout ce qui m’arrive est plus simple qu’y aller en marchant calmement en sachant très bien où je vais…
C’est évident que mes souliers se sont usés par le trop grand nombre de kilomètre parcouru… Mais je n’ai plus d’endroit à apeller ma maison, mon chez-moi. Peut importe où je vais, une quelquechose me manque… Et ce qui me manque tant, c’est moi-même.