Vivre avec le stress…
Et tout le reste!
Gérer mon temps dans ces 3 dernières semaines qui s’annoncent interminables… C’es promis, en arrivant chez mes parents, je dors 24h… Gérer le stress, gérer ma vie, gérer mes aspirations, gérer un peu de tout.
Gérer ces pulsions d’écriture, ces pulsions de haines, de tristesse, de désespoir… Gérer tout ce qui se passe présentement. Gérer mon aggressivité, mon irritabilité, gérer ce sommeil que je ne prend pas… Gérer tout ce non-temps que j’ai devant moi…
Je suis irritable, de mauvaise foi, de mauvaise humeur, j’en ai marre, j’suis crevée et ça parait. Mes idées défilent à vitesse lumière, mes émotions dégringolent en chute, en torrent, en cascade… Je redevient cette boule d’émotions, cette boule de sentiment, cette boule d’énergie… Je suis fachée après la terre entière, et surtout, surtout, j’ai tout un paquet de frustration, de haine presque, d’écoeurantite, dirigé vers moi-même…
Oh oui, vers moi… Parce que j’arrive pas à tout diriger vers Toi… Toi qui me fait perdre la tête depuis un certain temps déjà. Toi à qui j’arrive jamais à dire non. Toi qui, peut-être sans t’en rendre compte (ou, ouais, en t’en rendant compte mais sans faire exprès), tu me blesses… Plus profondément à chaque fois… Tes histoires de mlle 1 et mlle 2, c’était pour te donner bonne conscience? Ou est-ce que c’était aussi vrai… J’y ai cru pourtant, à cette fin de semaine-là, à tout ce que tu m’as dit… C’était aussi vrai qu’une caresse sur ma joue, que ta main dans mes cheveux…
Et pourtant… Et pourtant…
Cette relation love-hate, j’en peux plus… Ça m’épuise, mais j’arrive pas à t’enlever de ma tête, je t’ai dans la peau et faut croire que je vais devoir vivre avec pour un certain temps, parce que là, j’ai pas l’Argent pour me repayer un voyage au bout du monde… Et d’ailleurs, et si on partait justement, au bout du monde? Ça y est, je fabule…
Pour une fois, depuis quelques semaines, j’en viens à me laisser aller ici, à écrire tout ce qui me passe par la tête, à vider mon sac… Aurai-je le courage de poster? On verra bin… Mais si quelqu’un lit ça, c’est que je l’aurai fait, reste à voir ce que ça va donner… De toute façon, depuis quand Tu lis tout ça toi?
J’suis à l’envers… À l’envers de te voir espérer quelquechose de cette non-relation, de cette idée fixe, de toute cette histoire… À l’envers que tu retournes travailler juste pour elle… À l’envers de te voir l’aimer autant, de t’en entendre parler, de te voir la texter pour ensuite te retourner vers moi et me prendre dans tes bras… À l’envers d’avoir l’impression d’être là en flash dans ta vie… Dans cette vie où je suis seulement entre parenthèse, loin…
Tu dis que tu aimerais ça venir me voir, que contrairement aux gars Tu veux, mais Tu y arrives pas… C’est drôle, la job, elle te faisait chier et pourtant, tu y retournes? Cette job tu l’aimes pas, tu l’a lâché pour plein de raisons, et maintenant tu y retourne, par dépit? Par désespoir? Par dernier recours? T’avais tout oublié cet été, pourquoi est-ce que ça a changé?
Ça gronde en moi, c’est sourd, c’est désagréable, et ça fait mal… Est-ce que c’est ça qui arrive quand on cesse d’aimer quelqu’un? Ou est-ce plutôt parce que j’arrive pas à t’oublier? Que t’es dans ma peau et que tout ça me rend malade? Ou est-ce seulement parce que j’dors pas assez, et que tout m’affecte toujours trop? J’en sais rien, tout ce que je sais, c’est que c’est un malaise généralisé… Mon coeur s’émiette dans chaque partie de mon corps pour que je sente encore plus ce mal…
J’veux pas avoir l’air de la victime… Parce que c’est pas vrai… J’ai toujours été plus ou moins au courant de tout ça… Que ça pouvait pas durer… Mais en même temps, à quelquepart, ça allait bien aller, tout était correct, tout s’arrangerait… Mais une fois de plus, tout a explosé, et il ne reste que des miettes de moi, éparpillée un peu partout sur le plancher…
…
En bref… Tout ça pour dire que j’suis stressée, fatiguée, crevée, découragée… Et surtout que ce que Tu me dis parfois, innocemment sans t’en rendre compte, ça m’affecte… vraiment…
Vent, neige… Et fin de session au rendez-vous!
Pfffffiou…
Déjà revenue à Rimouski… Et c’est reparti! Parce que malheureusement, la vie continue même quand je prend un break à Laval… Les journées avancent, et le décompte avant la fin de la session se fait entendre… La date fatidique: 16 décembre… Enfin!
Donc, 23 dodos………. 23 journées de fous qui s’annoncent… Reste à voir si je vais survivre? De toute façon, j’avais déjà prévu dormir 24h en arrivant à Laval!!!
Ceci dit, ici ça s’est refroidi nettement… Assez pour donner le gout de s’emmitoufler et se rouler en boule sous les couvertes toute la journée… Eh bin non, faut bosser!!!
Non mais!
Tu sais que y’a de l’abus sur la cire qui est mise sur la pelure des fruits pour qu’ils aient l’air beau, brillants et apétissant quand en épluchant ta clémentine, tu dois avoir 3mm dépais collés sur tes doigts! (tout en sachant pertinamment que y’en reste tout plein sur le fruit en question).
Franchement… c’est chiant!
Entre deux…
Une pause, bien méritée apparaît doucement au loin. Une lueur d’espoir, à portée de la main. 12h de route au total pour 63h d’évasion urbaine… 63h entre deux semaines de folies, sans même avoir le temps de penser à moi… 63h avant le prochain sprint qui me mènera saine et sauve aux vacances de Noël…
Je l’adore le fleuve… J’adore l’odeur du varech qui nous prend aux narines. J’adore ce froid qui arrive, ce froid que je sens percer la nuit sur le mur de me chambre et qui me fait me blottir sous 5 couvertures dans mon lit… J’adore les copines, le labo, les prof, la vie…
Mais il est certain que j’ai redécouvert tant cet été que maintenant, tout me manque… Il y avait tellement longtemps que j’avais pas passé un long moment avec vous… Vous qui comptez tellement pour moi.
C’est ce qui me manque sur mon bord de fleuve…
Vous… Que ce soit Lui, Lost, SiSi, Caly, Master, Tuti ou qui que ce soit d’autres… Vous êtes tellement importants pour moi, plus que je ne l’imaginais… Surtout les gars, avoir passé l’été avec vous a tout changé, mon univers a basculé vers cet équilibre qui tient compte de votre présence dans ma vie…
Et c’est en parlant avec Grand Aigle et Padawan que j’ai découvert cela… “Toi Cass, t’as pas UNE personne en particulier qui compte vraiment pour toi??? Grand Aigle a Bridg, moi j’ai mes 2 meilleures que j’apelle souvent…” Et c’est en répondant que ça a flashé “bin, j’ai Lui, j’ai Lost, j’ai Sisi…” “Cass, c’est tout des mecs!” “Bah ouais, c’est sur que y’aura toujours les Sauveuses de moutons pour moi, mais eux… c’est différent, j’ai besoin d’eux dans ma vie…”
Eh ouais, je viens de le réaliser officiellement… C’est plus beau qu’une déclaration d’amour, c’est une déclaration d’amitié au monde entier…… Je vous aimes, je vous adore, et j’ai hâte de vous voir pour cette brève pause de 63h… Pour laquelle le départ est dans 16h40!!!
Bouteille à la mer…
J’ai pensé à toi ce soir. Je me suis rappellé les bons moments passés, à jaser à n’en plus finir, couchés, l’un à côté de l’autre. Toutes ces confidences, tous ces fous rires. Toute cette confiance, toute cette amitié… Ces angoisses qu’on se racontait, cette façon qu’on avait de se rassurer… Je te faisais rire, et tu me consolais.
Ça faisait un bout que je n’y avait plus pensé. Mais ce soir, je le sens, ce vide, causé par ton absence. Pourtant, t’es pas si loin que ça… 3h petites heures de routes, 30 secondes de téléphone, à portée de clavier sans même de décalage horaire… Apparamment tu l’avais déjà planifiée, cette absence. Amplifiant le fossé entre toi et moi peu à peu, jusqu’à m’effacer quand je suis partie. Et après, c’est toi qui est parti. Parti sans laisser d’adresse. Parti avec tous ces souvenirs, mais en as-tu seulement gardé?
Tu fais maintenant ta vie, tranquillement mais surement. Tu vis d’amour et d’eau fraîche que tu dis (et de job et d’école surtout je crois). Mais es-tu seulement heureux? Dans ce labo asptisé, en blouse blanche? Toi qui passait tes journées en jeans et chemise carroté, heureux seulement quand tu étais entouré de sapin dans le fin fond de la côte-nord? Est-ce que des fois le son des mésanges, le murmure du vent dans les feuille, le craquement d’une branche te manque? Le regrettes-tu parfois? Es-tu vraiment à ta place?
De toute façon, tu l’as choisie, alors, c’est probablement ce qu’il y a de mieux. Mais avoir une autre chance, referais-tu les mêmes choix? Il est encore temps de changer d’avis… Et si c’est le cas, je serai toujours là. Jamais bien bien loin, toujours plus proche que tu ne le crois…
Tu me manques tu sais… Nos fous rires me manque, ton sourire me manque, le son de ta voix me manque… Où es-tu? Je t’ai perdu…
Décisions décisions…
D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours eu peur de prendre des décisions pour mon avenir. Que ce soit après le secondaire où je me suis ramassée en sciences, lettres et art tout simplement pour retarder de deux ans le processur décisionnel de “mais quossé que j’vais faire de ma vie?” jusqu’à aller à ces trois ans de Bacc en biologie…
Au départ j’avais choisi la bio non pas pour la bio en elle-même, mais plutôt parce que je ne me voyais pas ailleurs. J’avais oui, un intérêt pour l’écologie et l’evironnement, mais était-ce assez? Il s’avère maintenant que j’ai choisi la bonne branche. J’adore ce que je fais, et je me suis découvert des passions, passion multidisciplinaire me permettant de rallier ma vie, la bio, avec mes autres passes-temps (la photo, la plongée, le plein air…). En bref, les dernières années, je les ai passé à me découvrir cette passion grandissante, sans trop m’inquiéter de ce qui s’en venait…
À l’aube de cette dernière année qui s’achève tranquillement, mais sûrement, je dois maintenant prendre une décision pour la prochaine étape… Avec un bacc en biologie (concentration sciences marines) en poche, je fais malheureusement pas grand chose de ma vie… Reste à voir qu’est-ce que je veux faire de ma vie.
Plusieurs voies s’ouvrent ces temps-ci, et pour la première fois de ma vie, je prend conscience de tout ces choix, et je vais réfléchir, parce que rendue à ce stade de ma vie, je ne peux pas repousser ce processus décisionnel, j’ai plus trop le choix, je suis au pied du mur. Mais qu’est-ce que je fais?????
Ça en devient stressant et angoissant, mais j’essaie de prendre le tout calmement et sereinement… Reste juste à voir qui gagnera mon coeur: l’océanographie, l’écologie, ou l’environnement… Sans compter le perfectionnement en labo, la possibilité de se trouver une job, ou encore un écostage????
Ceci est une histoire à suivre… C’est certain!
Je voudrais tant…
Avoir le temps de profiter de la vie comme avant.
Ne pas avoir à me poser des questions existentielles sur l’an prochain, ou même sur les prochaines semaines.
Réussir à tout faire ce que j’ai à faire, pour une fois, en une journée.
Pour procrastiner un peu sans me sentir hyper mal.
Dormir plus que 5h par nuit.
Vivre tout simplement mes rêves.
Arrêter de badtripper à propos des notes ou des rendements en général (que ce soit job ou école).
Réussir à me caser un tant soit peu.
Garder ma chambre en ordre………. Quoique ça c’est quasi impossible au départ!
Écrire un peu plus, pour me vider la tête…
Ouais bin faudrait pas tant espérer >.< Mais après tout, si tout était possible………… Tout cela le serait ^^