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Ce qui suit est la liste de toutes les entrées de Douleur catégorie.
Toucher le ciel…
À s’en brûler les ailes…
Je vole haut, trop haut peut-être même… C’est pas facile d’être en chute libre et d’essayer de planer, on finit toujours par tomber dans un nuage plus gris, pluss humide, qui nous trempe et on devient plus lourd, plus froid, plus congelé… On tombe plus vite, de plus en plus vite… Au moment où on pense que tout est fini, qu’on va s’écraser encore une fois, un tout petit nuage, un mot, une parole, un geste, un petit nuage d’espoir, agit comme une trampoline, nous fait remonter au dela de ce paysage grisonnant, morne, et froid de novembre… le soleil nous réchauffe, je plane, tout doucement… jusqu’à ma prochaine chute… D’ici là, je suis quand même bien au chaud, tranquille, dans mon nuage…
8 mois plus tard…
J’ai parfois l’impression de me retrouver au même point… Pas avec la même intensité, pas au point où j’ai voulu tout pitcher dans mon sac et m’acheter un billet d’avion pour nulle part…
Je met un pas devant l’autre, je devrais pourtant avancer, mais j’ai plutôt l’impression d’avoir fait du surplace….. Ou d’avoir tourné en rond… Ou même d’avoir changé d’endroit, de paysages, mais que je me suis retrouvée dans la même situation, sans trop savoir comment, des mois plus tard…
Ce sera jamais aussi intense, jamais aussi heartbreaking, jamais aussi douloureux que ces fois-là, avant, il y a quelques temps, mais il reste que c’est une situation inconfortable où il faudrait se décider à prendre une bonne fois pour toute, une décision… Mais en attendant, on brette, on s’assoit, on avance, on recule, on sait jamais où on va se ramasser. Princesse est dans la même situation que moi, elle rushe en sacrament elle aussi… Tout le monde nous dit d’avancer, de passer à autre chose… MAIS SI ON AVAIT JUSTEMENT PAS ENVIE DE PASSER À AUTRE CHOSE? Et si ma vie, telle que je la veux serait à ce moment-là présent, avec un peu plus de confiance, de confirmation, de décision… Mais que non, j’ai pas envie d’aller ailleurs, pour une foule de raison, tout aussi valables les unesque les autres…
Si j’avance pas, c’est pas que j’ai peur, c’est par choix. Ok oui, ça fout un brin la chienne de se pitcher dans quelquechose d’autres, mais c’est pas parce que ça peut pas arriver, au contraire… Le Diver, j’vais le revoir éventuellement… Si Ariel s’est pas trompé, peut-être que oui, ya une étincelle, mais pourquoi aller voir l’étincelle, alors que le feu est déjà allumé ailleurs? On s’entend, des expériences, d’autres feu, j’en ai croisé dans ma vie, j’me suis pas toujours brûlé, mais quand même, j’me suis déjà assez réchauffé. Et je sais que c’est pas pareil dans ses bras… Pour tout… Alors non, j’ai pas envie de passer à autre chose, d’en croiser d’autres, ça va… J’en ressent pas le besoin. Princesse et moi on a conclut que c’était un besoin de gars d’aller vivre autre chose pour être certain de ce qu’ils vivent au présent…….. N’importe quoi! Aller voir ailleurs pour s’assurer de tes sentiments? whaaaaaaaaaat! Moi j’y comprend rien… Et en attendant, Princesse et moi on fait du surplace pour les attendre… On est quasi à contre-courant, à contre courant des commentaires et des points de vue des autres…
On a l’air forte en dehors, mais criss que ça déchire en dedans. Ça déchire à chaque fois, et pourtant, on y retourne et on continue… La preuve? 8 mois plus tard, j’y suis encore revenue…
…
Je suis la, enroulée, cachée, en petite boule sous ma couverture, mon seul réconfort en cette nuit d’orage de fou…
J’me suis réveillée en plein cauchemard, réveillée par la lumière des éclairs aux 2 secondes qui illuminaient ma chambre… J’ai été te parler, par mon ordi, mon seul moyen de communication… Tu sais que je déteste les orages, que j’ai peur des orages, surtout comme ca, toute seule, dans le noir… t’as pris le temps de me répondre “lol” et ensuite rien…
J’me suis réveillée en plein cauchemard, j’avais besoin que tu me réconforte… que tu me parle un peu, que tu me dise que ça allais aller… À la place j’ai eu du silence… un “minute” impatient, et aucune nouvelle depuis 20 minutes…
J’me suis réveillée en plein cauchemard, j’ai pleurée, j’ai eu peur, j’ai badtrippé…
J’me suis réveillée en plein cauchemard, l’orage est parti, mais je pleure encore… Parce que j’ai l’amère impression que tu t’en fous… alors que j’avais besoin que de quelques minutes de toi…
Des nouvelles de la Côte-Nord!
Après une fin de bacc assez mouvementée, suivie de quelques semaines plus tranquille (pas d’école! en vacances!) j’ai décidé de prendre un petit break de cet endroit. J’avais besoin de respirer, de prendre ça bien tranquille, j’avais pas envie d’écrire, surtout étant donné que je pouvais tout raconter à mes amis proches.
De retour sur la Côte-Nord pour l’été, dans un nouvel environnement, avec des personnes qui semblent avoir tissé des liens plus ou moins serrés avant même mon arrivée, je me sens désemparée, je me sens loin de chez moi… Loin des copains, loin de ma vie… S’introduire dans les tressages déjà réalisés, c’est souvent difficile, et long comme processus. Surtout si on considère que je m’ennuie et que je suis pas mal dans ma bulle…
Mais pourtant le besoin de s’exprimer, de dire, de crier mes émotions, mon ressentiment, ma joie ou ma peine est toujours là. J’ai l’air tranquille, j’ai l’air paisible, mais il faut venir me chercher, percer ma coquille, m’obliger… Tout mon être crie qu’il a besoin d’un petit coup de pouce, de se faire tirer de la patte, pas avoir le choix… Mais je suis consciente que ces pas, je dois les franchir seule, un à la fois, vaincre ma timidité, vaincre mes inhibitions personnelles…
Mais vous me manquez… Il me manque beaucoup… J’me sens seule… seule au milieu de gens qui sont tous intereliés d’une quelconque façon…
Je me sens nulle de pas avoir eu le poste dont je rêvais… J’ai l’impression d’être rétrogradée pour peu importe la raison. J’me sens mise à l’écart. J’me sens plus du tout à la hauteur… J’avais confiance en mes capacités, j’avais confiance en moi, et là… PAF! plus rien. Tout simplement parce que je ne fais pas partie de l’équipe, on dirait que le bagage que j’ai, ce que je connais, mes compétences veulent plus rien dire… J’ai l’impression de me faire écraser par ceux qui ont plus d’expérience que moi, mais d’être trop bonne, trop avancée pour mériter leur attention en tant que “futur élève”… Les gens qui font l’équipe trippent entre eux… D’autre veulent suivre des cours avec eux… Moi bin… Faut croire que je suis pas assez bien pour être à leur niveau, mais comme ils ne peuvent me donner des cours car je les ai… Je me trouve dans une zone grise, il faut que je fasse ma place mais c’est pas facile pour le moment… et je n’y arrive pas du tout…
C’est définitivement ce que je trouve le plus dur. J’ai toujours eu confiance en moi, j’ai toujours eu les capacités et les rêves qui allaient avec. J’ai eu un autre poste, chouette aussi, mais c’est pas ce que je voulais faire à la base, c’est pas ce qui me faisait tripper, m’avais amené là………… J’adore l’interprétation, j’adore parler avec les gens, leur transmettre mes connaissances, ma passion, à la base je voulais en faire, mais je voulais plonger aussi…………….. tant pis… tant pis…
C’est dur pour l’instant de me concentrer sur ma formation alors que je sais qu’en bout de ligne l’été sera pas celui dont j’ai rêvé… celui dont j’arrête pas de parler… celui qui me faisait tripper… Va falloir se ressaisir, mais pour l’instant, ça me tente pas, j’en ai pas envie, j’feel pas pour ça, et c’est mal…
Souvenirs retrouvés…
C’est fou ce que des photos toutes simples peuvent faire remonter comme émotions et comme souvenirs à la surface, dans ma tête, dans mon coeur…
Pour un de mes cours à l’université on devait faire un oral et choisir pas mal le sujet qu’on voulait, en autant que ça aille rapport avec ledit cours (Exploitation, Altération, Protection des Océans communément appelé EAPO pour les intimes
) Mais bref… On a choisit de parler de Mayotte. Parce que j’y avait déjà été, et parce que les problématiques qu’il y avait, ainsi que les ressources et les richesses naturelles pouvaient bien coller avec le sujet du cours… Et c’est là qu’on a commencé à bosser la dessus… Fouiller sur le sujet, passer en revue mes photos, mes souvenirs, mon journal de bord pour voir ce qui pourrait être intéressant de mentionner….
Mon voyage, je l’avais mis dans un coin de mon esprit dernièrement, pas parce que je voulais l’oublier, mais plus parce que j’avais avancé et que je pensais à pleins d’autres truc… Parce que les personne marquantes de mon voyage me manquaient trop, parce que je voulais pas y penser pour le moment, parce que j’avais autre chose en tête… Bref, j’avais entreposé ça dans un tiroir à rouvrir plus tard………………………
En fouillant, tous les souvenirs me reviennent peu à peu. Tout ce plaisir, tout ce trip, tout me revient… Les copains me manquent, la plongée me manque, l’océan me manque, mon Plongeur me manque… Notre trio infernal 2 pour 1 me manque… Ce voyage remplis de rires, de sourires, de folie, c’était ce dont j’avais besoin à pareille date l’an dernier… Mais j’en prendrais bien un aujourd’hui, un billet pour nulle part. J’irais, je partirais demain ou même ce soir, pour aller retrouver tout cela, tout ce que j’ai vécu, tout ce que j’ai été… Bref, je suis un brin nostalgique, de me dire qu’à pareille date l’an passée j’étais très probablement au fond de l’océan indien.
C’est complètement fou de voir à quel point de petites choses peuvent perturber le quotidien et changer l’humeur ou les feelings qu’on a sur le moment… Je vais bien, je suis contente de voir le printemps arriver, j’ai hâte à l’été, je vais plonger tout l’été, mais… Il y a cette chaleur, mon tan, l’accent français, la plongée, le sable sous mes pieds, les coraux qui me manquent… Et pourtant…
Il reste que oui, une partie de moi appartient au sud, mais tout en voulant y aller, j’ai peur de m’éloigner encore un fois… Déchirée encore et encore, entre le sud et le nord, entre les voyage et la stabilité, entre l’amour et l’amitié…
Qui aurait cru qu’un simple travail aurait pu me rechambouler à ce point?
Agir ou regarder?
C’est toujours la grande question… Est-ce que je fais un move? Est-ce que j’m'ouvre la trappe? Est-ce que j’oserai essayer de t’aider, de t’apporter un certain réconfort ou est-ce que je suis aussi bien de me taire et d’attendre…
Attendre et te regarder sombrer, impuissante encore une fois… Attendre et pourtant vouloir t’aider, vouloir faire quelquechose mais……… Est-ce que c’est réciproque? Est-ce que te tendre la main est la chose à faire ou est-ce que je devrais attendre que tu accroche la mienne? En fin de compte, ça reviens peut-etre au même mais il y a tout un monde de différence entre ces deux gestes pourtant anodins…
Et pourtant, et pourtant… C’est clair, il y a des barrières, qui m’empêche de ne pas me poser de question. Cette impulsivité, cette naïveté, elle est encore là, mais face à toi, je me sens impuissante, je me sens parfois pas à ma place, j’,ai l’impression de déranger au lieu d’aider, suis-je encombrante?
Cette fois-ci je vais attendre, pour pas gaspiller mon énergie en ce moment important dans ma vie… Pour me concentrer pour une fois, sur moi… Pour ne pas me laisser affecter… Mais si tu veux, si tu me fais un signe, envoie moi la main et je viendrai… Mais cette fois-ci, ce sera toi qui aura décidé.
Don’t wanna go away…
Away c’est pourtant mon chez moi maintenant… Mais ça fais mal…Mal de faire mes bagages encore une fois… Pour partir et revenir sans savoir comment ça va aller la prochaine fois… Chaque morceau de linge que je met dans mon sac, c’est une miette de mon coeur déchiré en milles morceaux d’amitié, de haine, d’amour, d’espoir, de vie, de colère, d’arc-en-ciel d’émotions, que je range encore une fois… Encore une fois pour un moment…
J’en ai marre de cette vie d’exil et de retour. De cette vie de route de voyagement. De ces kilomètres avalés un après l’autre sans que ça change quoi que ce soit pour qui que ce soit… Je voudrais un but à ma vie. Je voudrais un aboutissement. Je voudrais un point de repère… Point que j’avais retrouvé mais qui maitenant, tend à fader away…
Et pourtant, je m’engage dans une voie d’instabilité. Faut croire que je le fais exprès, de me pitcher dans une job toujours plus loin que la précédente. Dans un futur incertain, dans un rapprochement subtil, mais tellement instable… Je me décourage moi-même… Pathétique, encore et encore… J’ai peur… peur de me perdre et pourtant, je fais tout pour m’étourdir…
Je veux pas ramasser mes truc ce soir… Mes vêtement sont mouillés de larme… J’en ai mal au coeur…
Un petit pas…
Si petit soit-il, peut aider la situation… Maintenant, il faut atteindre l’équilibre pour pouvoir en faire un autre. L’équilibre, si difficile à atteindre, parce que la corde raide sur laquelle je me trouve est instable, mouvante, et complètement débalancée…
Pour l’instant, garder la tête haute, garder la tête froide, regarder vers l’avant…
Réponses au coloc qui ne lira jamais cette réponse anyway…
Coloc: Ça va?
Cascade: Ouin… mettons… téka… (Non… non ça va vraiment pas… Si j’m'écoutais, j’me roulerais en boule dans mon lit pour brailler une sale shot, et j’me laisserais oublier là pour une coupe de jour… Dla marde l’école, d’la marde la relache, j’m'en fout…)
Coloc: T’es sure? Parce que t’as vraiment l’air décriss…
Cascade: Oui oui… (Pas vraiment non, mais cpas comme si j’avais le goût d’en parler encore et encore… j’me sens tellement conne t’as pas idée… BRAVO moi… Cette fois-ci, c’est ma faute, j’le sais, et ça fait encore plus mal… Pi si j’ai l’air décriss c’est ptete parce que ça fais 1h30 que vous êtes partis, et que j’ai du en pleurer une complete…)
Coloc: Veux-tu un calin?
Cascade: Non *ferme la porte presque dans la face du coloc* (Oui… oui laisse moi pas le choix et prendre moi dans tes bras… parle moi, dis moi que tout va bien aller, laisse moi pleurer jusqu’à ce j’sois plus capable… Laisse moi tout oublier pendant ces quelques minutes, j’me peux pu, c’est pas possible…)
Faut croire que j’ai décidé de faire la forte, de remettre mon masque… C’pas fort mais c’est ça pareil, c’est la seule façon que j’ai trouvé pour me maintenir la tête hors de l’eau pour l’instant… Absence, stress, sommeil (ou plutôt non sommeil), hormones et écoeurantite sont définitivement un cocktail que je conseille a personne……….
Encore une…
Une journée sans nouvelles
Une journée sans mot
Une journée sans voir
Une journée de silence…
Le silence est plus facilement endurable lorsqu’Il est en vert… Le gris c’est triste, le gris ça fais mal, le gris c’est douloureux… Le gris en toute connaissance, en tout conscience, me nargue, me dit que c’est foutu, me dit que c’est fini…
Et je continue… J’espère… Que le gris c’est trompé, que le gris n’a pas raison… Fais-le mentir…