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Ce qui suit est la liste de toutes les entrées de Pleurs catégorie.
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Je suis la, enroulée, cachée, en petite boule sous ma couverture, mon seul réconfort en cette nuit d’orage de fou…
J’me suis réveillée en plein cauchemard, réveillée par la lumière des éclairs aux 2 secondes qui illuminaient ma chambre… J’ai été te parler, par mon ordi, mon seul moyen de communication… Tu sais que je déteste les orages, que j’ai peur des orages, surtout comme ca, toute seule, dans le noir… t’as pris le temps de me répondre “lol” et ensuite rien…
J’me suis réveillée en plein cauchemard, j’avais besoin que tu me réconforte… que tu me parle un peu, que tu me dise que ça allais aller… À la place j’ai eu du silence… un “minute” impatient, et aucune nouvelle depuis 20 minutes…
J’me suis réveillée en plein cauchemard, j’ai pleurée, j’ai eu peur, j’ai badtrippé…
J’me suis réveillée en plein cauchemard, l’orage est parti, mais je pleure encore… Parce que j’ai l’amère impression que tu t’en fous… alors que j’avais besoin que de quelques minutes de toi…
!!!!!!!!!!!!!!!!!
JE.SUIS.BIOLOGISTE. EXIT.LE.BACCALAURÉAT.FINIIIIIIIIIIIIIIITO!!!!!
Sur ce… je vais aller commencer à boire de ce pas pour fêter cette fin de bacc (et oublier l’exam d’évolution
)
Souvenirs retrouvés…
C’est fou ce que des photos toutes simples peuvent faire remonter comme émotions et comme souvenirs à la surface, dans ma tête, dans mon coeur…
Pour un de mes cours à l’université on devait faire un oral et choisir pas mal le sujet qu’on voulait, en autant que ça aille rapport avec ledit cours (Exploitation, Altération, Protection des Océans communément appelé EAPO pour les intimes
) Mais bref… On a choisit de parler de Mayotte. Parce que j’y avait déjà été, et parce que les problématiques qu’il y avait, ainsi que les ressources et les richesses naturelles pouvaient bien coller avec le sujet du cours… Et c’est là qu’on a commencé à bosser la dessus… Fouiller sur le sujet, passer en revue mes photos, mes souvenirs, mon journal de bord pour voir ce qui pourrait être intéressant de mentionner….
Mon voyage, je l’avais mis dans un coin de mon esprit dernièrement, pas parce que je voulais l’oublier, mais plus parce que j’avais avancé et que je pensais à pleins d’autres truc… Parce que les personne marquantes de mon voyage me manquaient trop, parce que je voulais pas y penser pour le moment, parce que j’avais autre chose en tête… Bref, j’avais entreposé ça dans un tiroir à rouvrir plus tard………………………
En fouillant, tous les souvenirs me reviennent peu à peu. Tout ce plaisir, tout ce trip, tout me revient… Les copains me manquent, la plongée me manque, l’océan me manque, mon Plongeur me manque… Notre trio infernal 2 pour 1 me manque… Ce voyage remplis de rires, de sourires, de folie, c’était ce dont j’avais besoin à pareille date l’an dernier… Mais j’en prendrais bien un aujourd’hui, un billet pour nulle part. J’irais, je partirais demain ou même ce soir, pour aller retrouver tout cela, tout ce que j’ai vécu, tout ce que j’ai été… Bref, je suis un brin nostalgique, de me dire qu’à pareille date l’an passée j’étais très probablement au fond de l’océan indien.
C’est complètement fou de voir à quel point de petites choses peuvent perturber le quotidien et changer l’humeur ou les feelings qu’on a sur le moment… Je vais bien, je suis contente de voir le printemps arriver, j’ai hâte à l’été, je vais plonger tout l’été, mais… Il y a cette chaleur, mon tan, l’accent français, la plongée, le sable sous mes pieds, les coraux qui me manquent… Et pourtant…
Il reste que oui, une partie de moi appartient au sud, mais tout en voulant y aller, j’ai peur de m’éloigner encore un fois… Déchirée encore et encore, entre le sud et le nord, entre les voyage et la stabilité, entre l’amour et l’amitié…
Qui aurait cru qu’un simple travail aurait pu me rechambouler à ce point?
Don’t wanna go away…
Away c’est pourtant mon chez moi maintenant… Mais ça fais mal…Mal de faire mes bagages encore une fois… Pour partir et revenir sans savoir comment ça va aller la prochaine fois… Chaque morceau de linge que je met dans mon sac, c’est une miette de mon coeur déchiré en milles morceaux d’amitié, de haine, d’amour, d’espoir, de vie, de colère, d’arc-en-ciel d’émotions, que je range encore une fois… Encore une fois pour un moment…
J’en ai marre de cette vie d’exil et de retour. De cette vie de route de voyagement. De ces kilomètres avalés un après l’autre sans que ça change quoi que ce soit pour qui que ce soit… Je voudrais un but à ma vie. Je voudrais un aboutissement. Je voudrais un point de repère… Point que j’avais retrouvé mais qui maitenant, tend à fader away…
Et pourtant, je m’engage dans une voie d’instabilité. Faut croire que je le fais exprès, de me pitcher dans une job toujours plus loin que la précédente. Dans un futur incertain, dans un rapprochement subtil, mais tellement instable… Je me décourage moi-même… Pathétique, encore et encore… J’ai peur… peur de me perdre et pourtant, je fais tout pour m’étourdir…
Je veux pas ramasser mes truc ce soir… Mes vêtement sont mouillés de larme… J’en ai mal au coeur…
Réponses au coloc qui ne lira jamais cette réponse anyway…
Coloc: Ça va?
Cascade: Ouin… mettons… téka… (Non… non ça va vraiment pas… Si j’m'écoutais, j’me roulerais en boule dans mon lit pour brailler une sale shot, et j’me laisserais oublier là pour une coupe de jour… Dla marde l’école, d’la marde la relache, j’m'en fout…)
Coloc: T’es sure? Parce que t’as vraiment l’air décriss…
Cascade: Oui oui… (Pas vraiment non, mais cpas comme si j’avais le goût d’en parler encore et encore… j’me sens tellement conne t’as pas idée… BRAVO moi… Cette fois-ci, c’est ma faute, j’le sais, et ça fait encore plus mal… Pi si j’ai l’air décriss c’est ptete parce que ça fais 1h30 que vous êtes partis, et que j’ai du en pleurer une complete…)
Coloc: Veux-tu un calin?
Cascade: Non *ferme la porte presque dans la face du coloc* (Oui… oui laisse moi pas le choix et prendre moi dans tes bras… parle moi, dis moi que tout va bien aller, laisse moi pleurer jusqu’à ce j’sois plus capable… Laisse moi tout oublier pendant ces quelques minutes, j’me peux pu, c’est pas possible…)
Faut croire que j’ai décidé de faire la forte, de remettre mon masque… C’pas fort mais c’est ça pareil, c’est la seule façon que j’ai trouvé pour me maintenir la tête hors de l’eau pour l’instant… Absence, stress, sommeil (ou plutôt non sommeil), hormones et écoeurantite sont définitivement un cocktail que je conseille a personne……….
Encore une…
Une journée sans nouvelles
Une journée sans mot
Une journée sans voir
Une journée de silence…
Le silence est plus facilement endurable lorsqu’Il est en vert… Le gris c’est triste, le gris ça fais mal, le gris c’est douloureux… Le gris en toute connaissance, en tout conscience, me nargue, me dit que c’est foutu, me dit que c’est fini…
Et je continue… J’espère… Que le gris c’est trompé, que le gris n’a pas raison… Fais-le mentir…
Fais un pas…
Mais ne me laisse pas…
Comme tu l’as si bien dit, ça doit faire treize millions de fois qu’on se pogne à ce propos… Alors pourquoi maintenant c’est pire…
S’il te plait… Ignore moi pas encore une fois…
Au lieu de tout…
Alors que je devrais étudier et me rentrer des millions de termes techniques morphologiques et anatomiques de crustacés dans la tête, il n’y a que des mélodies qui restent… Des mélodies qui viennent vibrer au plus profond de mon être, qui me chamboulent autant que les mots qu’Il ne cesse d’écrire ainsi que ceux qu’Il ne cesse de m’écrire…
Parle-moi, parle-moi de tout et de rien… Et en même temps… arrête de me parler, on dirait que tu le fais exprès… Peut-être que oui, peut-être que non.
Le coeur, le souffle semble à tout temps me manquer… Entre être une amie qui supporte, une amie à qui on confie tout et être cette fille complètement aux antipodes qui rêve et réfléchi en millions de possiblité où Il semble être un des seuls éléments redondants, il y a tout un monde de différence. Être les deux signifie être déchirée à jamais, coincée entre deux personnalité qui ne font malheureusement qu’une…
Je suis scindée, j’en suis consciente, je l’accepte mais malheureusement, j’en souffre…
Miettes de moi
J’ai le coeur en bandouillère,
Et les sentiments de travers…
C’est pas la première fois que je dis ça, et c’est certianement pas la dernière… Mais il me semble qu’à chaque fois, c’est un peu plus de moi qui s’effrite, comme si, j’étais une sculpture de sable, sur le bord de la plage, et qu’à chaque vague je m’effaçait un peu plus.
C’est dur, dur de vivre avec cette réalité. Se sentir conne comme c’est pas possible, et pourtant avoir un espoir, une petite étincelle au fond du coeur. Tout simplement parce que l’alternative Lui semble impensable, mais qu’Il s’accroche toujours autant…
Je voudrais en arriver à te détester, à vouloir en finir avec cette histoire qui n’en finit plus, et ce, bien malgré moi. Parce que oui, tout était fini au retour du voyage. Ce retour aux sources tellement apaisant pour le corps et pour l’esprit. Je redeviens moi, tout en évoluant vers cette nouvelle personne, cette adulte dont je ne connais encore quelques bribes. Le soleil, l’eau, et le sel avait pourtant réussis à briser cette étincelle, cette flamèche qui brûle au fond de moi à chaque fois que l’on se voit. J’étais rentré, le coeur apaisé, la tête sereine, rêvant au soleil, à la plongée… Réfléchissant aux diverses possibilités que pourraient offrir des vacances de Noël à 1000$ d’avion d’ici…
C’en était fini de toutes ces niaiseries. J’étais bien, et je le savais. J’aurais du pourtant me douter que ce sentiment n’allait pas faire long feu avec l’été qui m’attendait. Un été rempli de rebondissement où j’ai eu l’impression d’avoir l’occasion de te redécouvrir, cette occasion de réapprendre à nous connaître, à nous réapprivoiser… C’était à prévoir, trois mois dans la belle banlieu allait changer l’équilibre que j’avais réussis à atteindre, c’était le retour de la balançoire…
Amitié, complicité, bonheur et étincelles étant au rendez-vous, ce qui devait arriver arriva. De manière non-officielle, de manière discrète, entre nous deux, c’était notre secret qui était, selon d’autres, quand même apparent, on a recommencé à se “fréquenter”. Je ne saurais pas trouver un autre terme pour décrire cette relation, mélange d’un peu de tout, mais empreinte d’un tel sentiment de bien-être et de complicité…
Et puis le sérieux et les doutes sont arrivés, surnoisement, sans même qu’on s’y attende… Sans vouloir rien d’une relation officielle, affichée, et un peu plus sérieuse, l’envie de batifoler et de garder tout secret commençait à peser. Mais qu’est-ce qu’il rest eà faire dans ce temps là? Se lancer dans quelque chose parce qu’on est bien? Ou en rester là et attendre…
La deuxième option fut celle qui a finalement primée… Malheureusement? Mouais, je le dirais comme ça, malheureusement pour moi en tout cas. Le mélange et la complexité de tout cela commençait à apparaître: mélangé entre deux, entre la nouveauté et le confort, entre l’inconnu et le retour… C’est clairement là que j’aurais du essayer de prendre une décision rationnelle et réaliste et laisser tomber. Malheureusement, je L’ai dans la peau…
“Je veux ton bonheur…” que je Lui ai dit. Eh bin le bonheur, Il veut pour l’instant le trouver ailleurs… Mais en même temps, c’est si facile, si réconfortant, et on est si bien ensemble… C’est pas facile, surtout quand Il ne sait pas ce qui l’attend au bout de la ligne. Surtout quand Il ne semble plus savoir ce qu’il veut. Surtout quand moi, mes émotions parlent pour moi et prennent le contrôle de moi-même, bien trop souvent…
“Je tiens à toi… Je veux que tu sois heureux, avec moi, ou avec quelqu’un d’autre j’m'en fout… Moi sans toi, j’y arriverai. Le bonheur, je pourrai le trouver ailleurs, même si ça sera jamais comme avec toi…” Après ça, Il m’a fait feeler cheap et tout croche en me disant que j’avais affirmé que je pourrais être heureuse avec n’importe qui: “C’est vraiment turn-off de se faire dire que tu pourrais être heureuse avec n’importe qui!” Eh bin… Moi j’ai jamais dit ça, j’ai dit que je pourrais le trouver ailleurs, mais j’ai jamais dit avec n’importe quelle personne sur le bord d’la route c’est clair?
J’y crois pas au fait que dans la vie, ya une personne faite pour nous et que le reste tant pis. Ooooh non. Oui ya des personnes avec qui ça clique plus que d’autres, ya des personnes qu’on a dans la peau, qui nous font vibrer, avec qui on a une merveilleuse complicité. Mais malgré tout, je crois qu’on peut être bien avec d’autre aussi. Pas n’importe qui, mais avec certaines personnes en général. C’est sûr qu’il y en a toujours un pour qui c’est différent, pour qui l’étincelle est plus forte, mais qui a dit qu’on devait être malheureux sans cette personne? Qu’on ne pouvait pas trouver le le bonheur ailleurs?
Et parlant de bonheur ailleurs… C’est lui qui a le coeur qui balance, pas moi. Je sais ce que je veux, je Lui ai dit tout ce que j’avais à lui dire, ce que j’avais sur le coeur. J’ai été franche. Et il a pris sa décision… De rester pris entre deux, mais c’est sûr que son coeur ces temps-ci, est ailleurs…
Il a finalement décidé de finir tout ça, une fin de semaine qui s’annonçait pourtant bien. Cette fin de semaine où je lui ai tout dit, où je dirais qu’on a eu notre première grosse chicane à vie, depuis qu’on se connaît (8 ans environ…). Malgré tout, il y a toujours les arrières-pensées, les subtilités, les possibilités… Il voulait mettre les choses au clair, mais les récidives s’accumulent toujours…
L’intérêt pour Mlle a subit des hauts et des bas… Des fois c’est plus fort que d’autre, mais elle l’attire inexorablement. Et Lui, tout en affirmant à qui veux bien l’entendre que ça fonctionnera jamais, ne laisse jamais son intérêt faiblir, pour tourner le regard ailleurs. Il est fixé vers cette cible qu’il croit intouchable, mais qui semble si près parfois. Quoi faire dans une telle situation?
J’aurais du couper les ponts affectifs, fermer les canalisations des sentiments, pour retrouver avec complicité et simplicité ce meilleur ami si cher à mon coeur. Mais c’est dur, très dur, et je m’en veux à présent de pas l’avoir fait avant…
Avoir été plus près de Lui, peut-être que ça aurait changé quelquechose, peut-être que cet été était un avant-goût coloré et délicieux de ce qu’on aurait pu vivre. Mais la distance change souvent bien les perceptions. Malgré les conversations et le non-manque de communication (ou plutôt l’art de se parler pendant toute la journée par bribes msniennes), les liens se sont fragilisés. Au lieu de se voir presqu’à tous les jours comme on l’a fait pendant 3 mois, on s’est vu, au maximu, une fin de semaine pour deux, puis 1 fin de semaine par mois. C’est pas facile de vivre avec ça… Surtout quand tout est dans un tel équilibre instable que le moindre murmure du vent pourrait faire s’écrouler cette relative-relation toute nouvelle encore…
Chaque fois qu’Il me parle de Mlle (parce que, après tout, c’est mon meilleur ami et on se parle de tout) je ne sais comment réagir… L’encourager à persévérer? (ou l’art de ne pas aider ma cause?). Essayer de le dissuader? (ou l’art de pas plus arranger ma cause parce que ça ressemble à prendre parti pour moi). Me fermer la gueule? (ou jouer l’indifférence alors que ça me blesse un peu plus à chaque fois). L’écouter, lui dire mon point de vue et être là pour lui? (ou ce que j’ai finalement choisi de faire…)
Meilleure option ou pas, c’est ce qui s’est passé se passe en ce moment. Je suis toujours là, peut importe ce qui se passe. Je suis contente pour lui quand ça avance, et j’essaie de le réconforter dans les moments un peu plus dur… Peut importe que ce soit Lui ou pas, j’ai toujours eu la tendance à faire passer les gens que j’aime avant ma propre personne. C’est pas toujours bon, les gens comprennent pas toujours pourquoi, mais je le fais, et c’est comme ça. Il est clair par contre qu’on pourrait dire que c’est un peu maso de ma part de “m’infliger” tout ça… Mais ce gars, c’est vraiment quelqu’un d’important pour moi… En même temps, c’est sûr que c’est pas trop génial de sa part de m’exposer tout ça alors qu’il connait très bien maintenant mes sentiments. Mais bon, en même temps, entre qu’il m’en parle et qu’il me laisse tout imaginer, j’aime autant le savoir… Il a une date avec Mlle jeudi prochain. Une plus vrai qu’avant, pas seulement un café un soir après la job. Nenon, Il l’amène au Bubble Tea et puis au resto. Ça fesse. Solide. Mais en même temps, c’est le fun de le voir aussi heureux et fébrile..
D’ailleurs en ce moment, on parle… Je Lui ai raconté que ces temps-ci, j’ai autant de nerf et d’émotion qu’un nuage d’orage électrique… À chaque friction, j’ai l’impression de vouloir exploser… Intérieurement… Je garde tout pour moi, comme à l’habitude, mais j’ai le coeur qui boomerang dans toutes les directions, et les émotions qui se chamboulent et se bousculent encore plus que d’habitude dans ma tête. Oserai-je pourtant lui raconter que c’est pas seulement la fin de session, le manque de sommeil et les hormones qui me lancent dans cet état d’âme sans aucune logique? Oh oui… Tu me fais mal, et moi, j’me laisse faire…
Non, je ne le ferai pas. Je serai pas capable de te dire que tu me fend le coeur à chaque fois. Que la dernière fois qu’on a parlé de Noël, quand tu m’as répondu tout sec “Mlle” quand je t’ai demandé ce que tu voulais pour Noël j’en ai eu mal au coeur. Je ne te dirai pas tous ces mots qui se bousculent encore et encore à l’entré de ma gorge, qui l’enserrent, qui m’empêchent de te parler intelligemment. Je fais le tri, je m’auto censure… Et tout ça parce que je m’expose totalement à toi, mais que toi, tu est réceptif à temps partiel…
Quand tu ne vas pas bien, quand tu désespère, je suis là. Là à t’écouter, à te soutenir. Dans tes moments d’insomnies bien souvent, je reste éveillée plus longtemps que je ne le voudrais, ne voulant pas te laisser seul en silence devant cet écran vide. On parle, on jase de tout et de rien, des choses importantes ou des dernières conneries qui nous passent par la tête… Par contre, dans l’autre sens, ça ne fonctionne pas toujours… Autant à des moments tu es présent, intensément, tout là pour moi, autant dans d’autres moments de désespoir, où je tente d’avoir ton attention, tu semble jouer à l’autruche qui ne se rend pas compte que je crie à l’aide, que je crie au désespoir, que j’ai besoin de toi. Est-ce ça qu’on apelle l’amitié unidirectionnelle?
Non j’y crois pas… C’est pas ça qu’on vit, c’est seulement que t’es moins démonstratif, que t’es différent de la boule d’émotion que j’ai toujours été et que je serai toujours… Cependant, ça me fait mal parfois, mal en dedans d’avoir l’impression que je suis pas importante. Tu me le dis pourtant, parfois, dans tes moments de faiblesse comme tu les apelles, tes moments où tu perds le contrôle, ces moments que tu détestes en même temps. Quand tu dérapes et te retrouve à nu, quand tu t’ouvre et que tu te livres enfin. Quand tu te laisser aller et que tu dévoiles cette partie de toi sensible, vulnérable et si bien cachée… Quand tu me ressemble enfin. Parce que cette personne vulnérable et exposée, c’est moi. Je suis incapable de cacher comment je me sens. C’est écrit dans mes yeux trop clairs, dans mon comportement, dans mes réponses que je voudrais tellement anodines… La plupart des gens me devinent facilement, mais toi je n’ai qu’un mot à dire et tu sais comment je me sens…
Alors pourquoi se faut-il que des soirs, comme ce soir, où tout mon être crie, ou je t’ai à peine décrit comment je me sens et que tu sais très bien dans quel état je suis, j’aie l’impression de devoir te le dire que j’ai besoin que tu me rassures? J’ai besoin de me le faire dire que tout va bien aller peut importe ce que c’est… J’ai pas envie de tout raconter à qui que ce soit, c’est pourquoi je met ma façade de clown triste pour me convaincre que les gens ne se rendent pas compte que ça ne va pas. J’aurais envie que tu me l’envoie, cette chanson que j’avais mis l’autre jour dans mon nick… Tu me l’avais quand même demandé c’était pour qui…
“Everything’s gonna be alright… Everything’s gonna be OK…”
C’était pour moi, c’était pour toi, c’était pour quiconque en avait de besoin… Ce soir, ça ne me suffit plus de me le dire à moi-même. Tu me connais dans cet état-là, alors pourquoi tu reste aussi silencieux? C’est prévu? C’est volontaire? C’est parce que tu ne t’en rend pas compte?
Tant pis, je vais faire comme avant, m’enfermer dans ma coquille et espérer que la tempête intérieure va se calmer… Je suis une épave sur un océan déchaîné… Je suis comme cette tension qui monte dans l’air avant que l’orage n’éclate… Fébrile, nerveuse, je vais exploser c’est sûr………..
Et pourtant… Tu m’as appris à assumer mes émotions, j’ai appris à me laisser aller avec toi, parce que j’ai toujours essayé de retenir tout en dedans de moi. C’est peut-être pour cela que je suis si transparente? Qui sait… Les mauvaises habitudes reviennent souvent au gallop quand on les laissent s’approcher. Cette fois-ci, j’assume totalement, je me retient… Malgré tout le flot, le barrage n’éclatera pas, pas cette fois non. Reste à voir comment ça ira d’ici mardi…
Je ne Lui en veux pas… Je m’en veux à moi de m’être laissé (et de me laisser encore) emporter par tout ce qui se passe autour de moi. Au risque de me répéter, la conne dans cette histoire? C’est encore et toujours moi…
Toune du moment? Clumsy de Our Lady Peace… En partie pour les paroles, mais vraiment plus pour la mélodie, pour la musique qui exprime tout ce que je ne peux exprimer avec mes mots à moi…